Notre objectif est de créer de la richesse et la dernière idée qu’on a eue pour y parvenir fut de créer une entreprise à propriété collective pour la production de savon. Au cours de 2024, l’Association des Femmes Solides a organisé des ateliers pour que celles-ci apprennent à fabriquer du savon liquide. On excelle paraît-il dans ce travail et l’Association s’enrichit d’autant.
Présentement, on a des ateliers pour apprendre la fabrication de pain de savon à lessive avec évidemment comme objectif de répondre aux besoins de ses membres dans ce domaine, mais aussi pour en faire le commerce sur le Plateau central.
Chacun de nos projets est financé par les investissements que vous nous confiez. En Haïti, la devise est « L’union fait la force » et c’est vrai ici aussi. C’est l’ensemble de vos générosités qui permettent les résultats qui sont les nôtres. Nos partenaires haïtiens et notre équipe de bénévoles se joignent à moi pour vous exprimer notre reconnaissance.
Malgré la sécurité qui se dégrade, nos paysans se disent optimistes. Nous venons de leur faire parvenir 20 000 $ pour l’achat de vaches qui vont s’ajouter au cheptel d’une douzaine de bêtes. Merci aux Filles de la Charité. Nous avons ajouté 5 000 $ pour l’achat d’un taureau et c’est la première démarche qu’ils ont entreprise. Ils ont donc maintenant deux taureaux de race pour améliorer leur cheptel de vaches créoles.
Situation au moment d’écrire ces lignes
La sécurité ne s’améliore pas en Haïti. Alors que la mission onusienne menée par le Kenya est inopérante, les gangs criminels gagnent du terrain.
À mi-chemin entre Port-au-Prince et Hinche, il y a sur la route #3 la ville de Mirebalais. C’est aussi une intersection entre la route qui vient de St-Marc à l’Ouest et la route qui va vers la République Dominicaine à l’Est. Ce carrefour est stratégique. Les gangs le savent et depuis six mois la mission de l’ONU aurait pu s’y installer pour la défendre.
Pendant ce temps, les écoles de Hinche sont fermées, car on les a réquisitionnées pour héberger les réfugiés qui fuient la zone de combat (photo). Une paysannerie déjà démunie leur apporte un peu de soupe, de quoi survivre. Heureusement, notre école située en banlieue est toujours ouverte.
Je viens d’écrire une lettre à notre nouveau premier ministre, pour l’inciter à y intervenir. Comment ne serait-ce que pour contrer l’afflux des migrants à notre frontière.