Les infections respiratoires chez nos animaux de compagnie, comme la toux de chenil (chiens) et la rhinotrachéite (chats), peuvent survenir à tout moment, particulièrement dans les environnements où les animaux se côtoient de près. Ces maladies affectent principalement les chiots et les chatons, les animaux âgés ou ceux dont le système immunitaire est affaibli, ainsi que les animaux non vaccinés vivant en groupe, comme dans les chenils, les refuges ou les parcs à chiens. La propagation est rapide et se fait par voie aérienne, via des gouttelettes expulsées lors de toux ou d’éternuements, ou par contact direct. Les surfaces partagées, comme les bols d’eau ou les jouets, peuvent aussi servir de vecteurs, rendant ces infections particulièrement contagieuses dans les zones où l’on retrouve plusieurs animaux.
Chez les chiens, la toux de chenil, aussi appelée trachéobronchite infectieuse canine, se manifeste par une toux sèche et persistante, comme si l’animal avait quelque chose coincé dans la gorge. D’autres symptômes incluent des écoulements nasaux ou oculaires, des éternuements, une légère fièvre et une léthargie. Chez les chats, la rhinotrachéite virale féline provoque des éternuements fréquents, des écoulements abondants des yeux et du nez, une conjonctivite et une perte d’appétit. Ces signes peuvent s’accompagner de fièvre et de salivation excessive. Bien que ces infections soient souvent bénignes, des complications mineures comme des infections bactériennes secondaires peuvent survenir, menant à une pneumonie chez les chiens vulnérables ou à des problèmes oculaires chroniques chez les chats.
La meilleure protection reste la vaccination. Pour les chiens, le vaccin contre la Bordetella bronchiseptica, souvent administré par voie orale ou injectable, est recommandé pour les animaux qui fréquentent des lieux sociaux comme les garderies ou les salons de toilettage. Il ne prévient pas à 100 % l’infection mais réduit la gravité des symptômes. Chez les chats, le vaccin est inclus dans les protocoles de base, avec des rappels annuels ou tous les trois ans selon le risque. Les chatons devraient recevoir leurs premières doses dès 8-12 semaines, et des boosters périodiques sont utiles pour les chats en contact avec d’autres félins. La vaccination collective dans les communautés aide à limiter les épidémies.
Si votre animal présente déjà des symptômes, plusieurs conseils simples peuvent l’aider à traverser l’épisode. Isolez-le des autres animaux pour éviter la contagion. Assurez une hydratation abondante et une alimentation nutritive, en optant pour des aliments humides ou réchauffés pour stimuler l’appétit. Utilisez un humidificateur d’air pour soulager les voies respiratoires irritées, et nettoyez doucement les yeux et le nez avec une solution saline stérile. Pour les chiens, évitez les promenades intenses ; pour les chats, créez un espace calme et chaud. Évitez les antitussifs sans avis vétérinaire, car ils pourraient masquer des problèmes sous-jacents.
Cependant, il est crucial de consulter un vétérinaire si les symptômes persistent plus de 7-10 jours, si l’animal refuse de manger pendant plus de 24 heures, présente une fièvre élevée, des difficultés respiratoires, une léthargie extrême ou des signes de déshydratation.
Enfin, rappelez-vous que ces infections ressemblent beaucoup à un rhume ou une grippe chez l’humain : souvent inconfortables mais passagères, elles se résolvent avec du repos et des soins de base. Comme pour nous, la prévention par la vaccination et l’hygiène reste la clé pour protéger nos compagnons à quatre pattes et éviter les épidémies locales.
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