Les femmes à l’honneur
Quand on pense au mois d’octobre, on pense à l’action de Grâce, à l’Halloween et au froid qui s’installe lentement. Mais, le mois d’octobre c’est aussi le mois des femmes au Canada depuis 1992. De plus, deux journées, le 11 et le 18, soulignent respectivement la journée internationale des filles et la journée de l’affaire « personne».
En effet, selon l’interprétation de la loi constitutionnelle de 1867, la femme n’est pas considérée comme une personne et elle est totalement exclue de la vie politique. Les lois sont votées par les hommes seulement. Mais en 1927, cinq femmes lancent une contestation judiciaire et demandent à la Cour suprême du Canada de déterminer si le mot personne englobe également les femmes. Après cinq semaines de délibération, le verdict tombe : le mot personne exclut les femmes. Les Célèbres cinq ne baissent pas les bras. Elles portent leur cause devant le plus haut tribunal de l’époque, le Comité judiciaire du conseil privé britannique, à Londres. La décision de la Cour suprême du Canada est renversée. Le mot personne comprend aussi les femmes. Grâce à la détermination et à la bravoure des Célèbre cinq, les femmes ont pu à partir de 1929, participer peu à peu à la vie politique du pays et prendre des décisions importantes.
Les Célèbres cinq :

Irene Parbly, Henrietta Edwards, Emily Murphy, Louise Mckinney et Nellie Mcklung1
Ces femmes sont des pionnières et il y en a eu bien d’autres après. Nous n’ avons qu’à penser à Marie Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain, grandes militantes québécoises, qui ont lutté pour que les femmes puissent obtenir le droit de vote au Québec. Bien du chemin a été parcouru depuis, ici, au Canada et ailleurs. Mais, il demeure toujours un écart entre les hommes et les femmes.
En 2011, l’Assemblée générale des Nations Unies déclare donc le 11 octobre , la journée internationale des filles, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent encore à travers le monde. Le terme fille est utilisé parce qu’on veut parler de la place des filles et des femmes à l’école dès un jeune âge et partout sur la planète. Malheureusement, encore aujourd’hui, dans certaines régions du globe, des milliers de filles ont difficilement accès à l’éducation.
Des statistiques retenue par les Nations Unies indiquent que près d’une fille sur cinq ne termine toujours pas le premier cycle de l’enseignement secondaire et près de quatre filles sur dix ne terminent pas le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Aussi, environ 90 % des adolescentes et des jeunes femmes n’utilisent pas l’internet dans les pays à faible revenu. Dans le monde, les filles âgées de 5 à 14 ans consacrent chaque jour 160 millions d’heures de plus que les garçons du même âge aux soins non rémunérés et au travail domestique. Le thème de cette année, « La vision des filles pour l’avenir », porte sur la nécessité d’enfin d’écouter les filles et d’investir dans des solutions qui les aideront à accomplir leur plein potentiel peu importe où elles se trouvent dans le monde.
Pour terminer, nous connaissons bien la date du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, mais un peu moins qu’un mois entier est consacré à l’histoire des femmes et de leur implication dans notre société à travers les époques.

Par Sylvie Rouillard