Le Saint-Denisien

Échos de la rencontre du conseil municipal du lundi 17 novembre

Par l’équipe du journal Le Saint-Denisien

, 25 novembre 2025

Le Saint-Denisien - Échos du conseil municipal

Le projet d’acquisition par la Municipalité d’un terrain de 80 acres (lot 6 654 536) sur le chemin Bouffard, à des fins récréatives, devra-t-il passer par un référendum pour se concrétiser ?

C’est ce qui pourrait arriver puisque le règlement d’emprunt de 905 000 $ pour acquérir ce terrain, un règlement susceptible d’approbation référendaire, a été adopté sur division à la séance ordinaire du conseil municipal du 17 novembre dernier.

Trois des six conseillers ont en effet voté contre cet emprunt et le maire Daniel Veilleux a dû se prévaloir de son droit de vote pour passer à l’étape de la signature de registre, qui se tenait le 25 novembre suivant.

Au moment d’imprimer ces lignes, on ne connaît pas le résultat de la procédure d’enregistrement, mais le conseil devrait en prendre acte à sa prochaine séance régulière le 1er décembre.

Si 445 citoyens habiles à voter sont allés signer le registre le 25 novembre, le règlement d’emprunt de 905 000 $ devra faire l’objet d’un référendum ou être abandonné. Si ce nombre (445) n’est pas atteint, le règlement sera réputé approuvé par les personnes habiles à voter.

Ce vote des élus s’est déroulé à la toute première rencontre publique du nouveau conseil municipal élu le 2 novembre dernier.

Le lot 6 654 536, visé par le projet d’acquision de la Municipalité, est encerclé en bleu pâle sur la photo.

Dans son argumentaire pour appuyer le projet, le maire Daniel Veilleux a rappelé que le conseil précédent planchait sur cette acquisition de terrain depuis plus de deux ans. Leur intention avait d’ailleurs été signifiée à leur dernière séance publique avant les élections.

Le terrain de 80 acres appartient à un particulier et se trouve à proximité du futur agrandissement du parc national du Mont-Orford. On y trouve des sentiers exploités par le club de ski de fond Les Fondeurs.

En devenant propriétaire, la Municipalité voudrait y entretenir et y développer d’autres sentiers pour le ski de fond, la raquette et la randonnée.

À plus long terme, cet espace public de villégiature pourrait se connecter directement au parc du Mont-Orford, a partagé le maire.

La conseillère Isabelle Tardif, qui a demandé le vote sur ce règlement d’emprunt, a pour sa part fait valoir qu’elle n’était pas nécessairement contre le projet, mais contre une dépense aussi importante à ce moment-ci du mandat et avec trop peu d’information sur les autres dépenses qui en découleront.

« Je ne remets pas en question le potentiel du projet, mais on n’a pas assez d’information sur la suite. Le coût d’achat n’est que la première étape », a-t-elle exprimé.

« On manque d’information sur les coûts et les échéances avant que les citoyens puissent réellement en profiter », a renchéri son collègue Mathieu Emond.

Quant à Guy Corriveau, il a précisé que même s’il faisait partie du conseil précédent, il est contre le projet et il espère que la Municipalité va aller en référendum pour vider la question et connaître l’opinion de l’ensemble des contribuables.

À la période de question, un citoyen a aussi pris la parole sur le sujet en demandant si « on avait vraiment besoin » d’acquérir ce lot à 905 000 $, compte tenu que les Saint-Denisiens auront bientôt accès aux sentiers du parc du Mont-Orford directement dans leur cour et que cette acquisition ne leur donnera pas plus accès à un plan d’eau.

Ce débat animé a donc marqué l’entrée en scène du conseil nouvellement élu pour les quatre prochaines années.

Dans ces rangs, quatre conseillers font leurs premières armes en politique municipale. Il s’agit de Anne-Louise Rouleau (district 2 — Lac Desmarais et Petit lac Brompton), Isabelle Tardif (district 4 — Village), Olivier Bonneau (district 5 — Rural nord) et Mathieu Emond (district 6 — Rural sud).

Ils rejoignent à la table du conseil les vétérans Guy Corriveau (district 1 — Lac Brompton) et Guylaine Rajotte (district 3 — Lac Montjoie), ainsi que le maire Daniel Veilleux qui amorce son deuxième mandat avec l’appui de 64 % des électeurs.

En ouverture de leur première séance publique, les élus se sont tour à tour présentés en quelques mots et ont identifié les premières responsabilités qui leur incomberont.

Guy Corriveau, qui entreprend son troisième mandat, poursuit son travail avec la voirie et s’engage à obtenir de meilleurs résultats avec la nouvelle station de lavage d’embarcations à proximité du lac Brompton. Il a aussi été désigné maire suppléant et substitut du maire au conseil de la MRC du Val-Saint-François.

Anne-Louise Rouleau, comptable professionnelle agréée et jeune retraitée d’une longue carrière chez Desjardins, a été nommée au comité finances.

Guylaine Rajotte, qui compte déjà un mandat et demi derrière elle, souhaite poursuivre son implication dans le volet culturel. Comme représentante de la Municipalité auprès de l’organisme de transport collectif du Val-Saint-François Trans-Appel, elle entend aussi se mobiliser dans le but d’étudier et de mettre en place une option de transport collectif pour la population de Saint-Denis.

Native de Saint-Denis et revenue y vivre depuis la pandémie, Isabelle Tardif a expliqué être déjà bien investie dans la communauté avec ses deux enfants qui fréquentent l’école du Jardin-des-Lacs et elle souhaite poursuivre dans cette veine.

Olivier Bonneau, aussi membre du conseil d’administration du journal Le Saint-Denisien, a exprimé un intérêt marqué pour l’environnement sous toutes ses facettes.

Enfin Mathieu Emond, qui a adopté Saint-Denis « pour de bon » depuis sept ans, a salué l’implication citoyenne qu’il remarque en particulier dans le loisir et la culture. Il siègera notamment au comité consultatif sur l’urbanisme (CCU).

 

Une quinzaine de citoyens ont assisté à cette première séance publique du nouveau conseil.

À la période de questions, deux d’entre eux sont intervenus pour demander une mise à jour sur les travaux qui sont requis et qui tardent en ce qui a trait au problème de sédiments dans la baie Nickel du lac Brompton. La Municipalité s’est engagée à organiser une rencontre avec leur comité dans les prochaines semaines.

Un autre citoyen a voulu savoir si le projet pilote de dos d’âne visant à réduire la vitesse sur la rue des Améthystes allait être reconduit au printemps prochain. Alors qu’un panneau d’arrêt a été implanté sur cette rue, à la hauteur de la rue André-Lebrun, depuis quelques semaines, le maire a fait savoir que la Ville sondait actuellement les citoyens du secteur pour savoir s’ils étaient satisfaits des impacts. Il a aussi été dit qu’un deuxième panneau d’arrêt (stop) sera implanté prochainement dans ce secteur, à l’autre extrémité d’André-Lebrun sur la rue des Villageois.

 

La prochaine séance du conseil est prévue le lundi 1er décembre. À compter de janvier, les séances se tiendront plutôt les mardis soirs pour donner plus de temps aux élus pour étudier les dossiers.