Votre jardin est top shape depuis le début de la saison, il vous donne des légumes à profusion… Mais soudain, vous faites votre petite tournée de routine et tombez sur cet intru tellement indésirable: le scarabée japonais. Si vous ne connaissiez pas son nom, vous saviez déjà sans doute de quoi il avait l’air! Et là, c’est la panique: en y regardant de plus près, vous réalisez que les feuilles de vos plans de légumes sont dévorées et vos plans sont en charpie. Mais que faire? Est-ce que votre jardin est condamné?
Ces indésirables sont partout dans nos plantes extérieures depuis plusieurs années au Québec. Et ils nous donnent parfois l’impression que le combat est perdu d’avance tellement ils sont nombreux!
Ils font leur apparition habituellement à la fin juin ou début juillet et commencent aussitôt à dévorer le feuillage de nos plans de jardin. Après 4 à 6 semaines, les mâles meurent et les femelles disparaissent dans le gazon où elles pondent leurs oeufs avant de mourir à leur tour.
L’envie de les écraser entre vos doigts est forte? Sachez que cela n’aidera aucunement à s’en débarrasser — au contraire. Le doux parfum d’un scarabée japonais écrapouti est hyper séduisant et attirera tous les autres scarabées présents dans le secteur.
Même si les méthodes suivantes ne garantissent malheureusement pas leur éradication complète, elles pourront assurément vous aider à préserver votre cours arrière.
Solution d’eau savonneuse
Quand ils arrivent, agissez vite! Les adultes dégagent des phéromones qui en attirent d’autres. Si vous sortez religieusement les premiers jours de l’infestation et faites tomber tous les adultes dans un seau d’eau savonneuse, vous aurez la paix pour l’été, même si les terrains de vos voisins sont dévastés: les scarabées vont toujours où il y a foule!
Pièges à scarabées japonais
Il existe des pièges commerciaux à scarabées japonais qui dégagent des phéromones et des odeurs fruitées. Leur efficacité est surprenante. Il faut cependant installer le piège à au moins 15 m (50 pi) des plantes qu’on veut protéger. Pensez à les vider régulièrement, ils se remplissent vite en pleine infestation et deviennent alors inefficaces. Ces pièges se vendent dans pratiquement tous les centres-jardin.
Plantes qui repoussent les scarabées japonais
La liste des plantes que les scarabées mangent est très longue, mais il existe aussi beaucoup de plantes qu’ils évitent. Il est facile de trouver une liste de ces plantes sur Internet. Certaines plantes sont même toxiques pour eux (notamment les pélargoniums, les quatre-heures et les ricins). Ils les mangent, certes, mais tombent ensuite malades. Elles n’éradiqueront pas les scarabées, mais il y a une certaine satisfaction à voir les adultes tomber sur le dos, fauchés par le poison!
Par contre, si vous voyez des scarabées avec de petits amas blancs sur le thorax, mieux vaut les laisser tranquilles! Ces scarabées sont parasités par la mouche du scarabée (Istocheta aldrichi), qui les tue avant qu’ils ne puissent pondre des oeufs. Si vous tuez les scarabées infestés, vous risquez de réduire la population de la mouche, or on croit que cet insecte, nouvellement introduit au Québec, pourrait jouer un rôle important dans la réduction de la population de scarabées.
Des dommages… deux fois plutôt qu’une!
Le scarabée adulte dévore les feuilles de plus de 600 plantes différentes, mais il n’agit pas qu’une fois adulte. La pelouse étant la pouponnière des scarabées, les larves blanches s’en nourrissent, laissant le gazon asséché et mourant. Ainsi, les dommages sont partout : plates-bandes, potagers, gazons et même les arbres.
Pour ne pas attirer les femelles à pondre dans votre gazon et prévenir en bonne partie les vers blancs:
- Laissez le gazon plus long en juillet;
- N’éclairez pas le gazon le soir;
- N’arrosez pas le gazon en juillet, car les larves meurent dans les sols secs;
- Semer du trèfle dans le gazon réduira la ponte des oeufs et la population de vers blancs.
Contrôler l’invasion de scarabées japonais peut être toute qu’une bataille, mais une bataille qu’on peut gagner si l’on y met un peu d’efforts.