Le Saint-Denisien

Au fil des mois : Avril 2025

Par Sylvie Rouillard

, 4 avril 2025

Le travail invisible n’est pas une blague

Le mois d’avril commence bien sûr avec le poisson d’avril ou si vous aimez mieux, avec la Journée internationale de la blague. Mais, rappelons-nous que dans le numéro de mars, L’Afeas soulignait l’importance du travail invisible et nous invitait à marcher le mardi 1er avril 2025 pour rappeler à nos gouvernements de décréter le premier mardi du mois d’avril la journée internationale du travail invisible. Le départ se fait à partir du site du Marché Locavore de Racine. Bravons les intempéries pour cette cause, car le travail invisible compte et il est majoritairement porté par les femmes. Selon Oxfam Québec, soigner, élever, cuisiner, nettoyer, organiser… Ces activités prennent du temps et de l’énergie! Les femmes et les filles y consacrent des milliards d’heures chaque jour dans le monde, sans compter la charge mentale qui s’y ajoute.

Alors que ce travail invisible est essentiel pour nos sociétés, il n’est pas valorisé dans l’économie. Le travail invisible comprend les proches aidants, les bénévoles d’organismes divers, la garde des petits-enfants, l’aide portée à un voisin ou à un membre de la famille, l’aide aux devoirs, stages non-rémunérés… Le travail invisible en mène large, mais reste peu reconnu et même connu! On le prend malheureusement souvent pour acquis et tout à fait normal faisant partie de nos vies. Pourtant, il apporte son lot de stress, de préoccupations et de charges émotives pour celles et ceux qui le pratiquent sur une base quotidienne.

Journée internationale de la Conscience

Le 5 avril nous célébrons la Journée de la Conscience. La conscience de quoi, me direz-vous? C’est plutôt vague comme appellation. Cette journée décrétée par l’ONU veut promouvoir une culture de paix et d’amour dans le monde. Nous en avons bien besoin par les temps qui courent! Nous sommes tous conscients présentement que la démocratie vit des moments difficiles. Elle est secouée par des guerres qui sévissent depuis trop longtemps et par des pays qui tendent de plus en plus vers la droite parfois extrême. Mais comment construire une culture de la paix? Par une action éducative, culturelle, sociale et civique globale, dans laquelle chaque personne a quelque chose à apprendre et quelque chose à donner et à partager. En éduquant nos enfants à plus de tolérance, d’acceptation et d’ouverture à l’autre, nous ferons en sorte qu’ils cultiveront des valeurs pacifistes et positives améliorant le monde dans lequel nous vivons. C’est à espérer!

Dans le même ordre d’idée, le 6 avril est la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Le sport a un pouvoir rassembleur. Il encourage des personnes issues de milieux sociaux, culturels et économiques différents à se rencontrer et à partager une passion, des valeurs promouvant un monde plus pacifique et inclusif. Souvent, ça commence dans la cour de récréation ou dans les activités parascolaires. Enfin, le 17 avril, nous célébrons la Charte canadienne des droits et libertés qui a été signée en 1982. Elle permet à tous d’avoir les mêmes droits et empêche la discrimination par rapport à la religion, le sexe, la langue, le statut social, la race… Cette charte contient certes des limitations et n’est pas parfaite, mais elle met en place des valeurs et des principes fondamentaux qu’il faut continuer à défendre.

Par ces temps incertains soyons plus attentifs et à l’écoute des gens qui nous entourent.

1. https://www.canada.ca/fr/femmes-egalite-genres/commemorations-celebrations/journee-internationale-femmes.html
2. https://www.unwomen.org/fr/articles/faits-et-chiffres/faits-et-chiffres-leleadership-et-la-participation-des-femmes-a-la-vie-politique
3. Adèle Blais, artiste peintre-collagiste québécoise, fait des portraits de femmes fortes oubliées ou méconnues.
4. https://www.lerefl etdulac.com/infolettre/chronique-pourquoi-un-mont-florence-louise-bradford-a-orford, 2024
5. https://toponymie.gouv.qc.ca/
6. Aline Élie, enseignante, traductrice, autrice de La mère des mères, récit biographique, Éditions GID
7. Monique Béchard, une québécoise pour l’éducation des femmes, Gabriel Martin, Fleurdelysé

Photo d’entête de Kristina Paukshtite