Le Saint-Denisien

Protection du Lac Montjoie – Les mesures de Québec sont insuffisantes selon les riverains

Par Caroline Piché · Directrice générale

, 1 juin 2025

Le lac Montjoie, situé à Saint-Denis-de-Brompton, est l’un des rares plans d’eau de l’Estrie à ne pas être envahi par des espèces exotiques. Cependant, l’agrandissement du parc national du Mont-Orford suscite des inquiétudes parmi les riverains, qui craignent que l’augmentation du nombre de visiteurs et d’embarcations extérieures compromette la santé du lac.

Le gouvernement du Québec a acquis une partie des rives du lac et prévoit de les céder à la SÉPAQ pour les intégrer au parc national du Mont-Orford. Jusqu’à présent, seuls les riverains avaient accès au lac, mais cela changera avec l’expansion du parc. L’Association pour la protection du lac Montjoie (APLM) et la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton demandent une interdiction des embarcations extérieures, car elles sont une source majeure d’introduction d’espèces envahissantes.

Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) explique qu’il ne peut pas imposer une telle interdiction, car la navigation relève du gouvernement fédéral. Malgré cela, plusieurs mesures seront mises en place pour limiter la propagation des espèces envahissantes, notamment l’absence d’infrastructure de mise à l’eau, une station de lavage pour les embarcations légères, et la restriction des embarcations en location exclusivement à ce lac.

Les visiteurs journaliers accéderont au lac via une navette électrique, ce qui réduira le nombre d’embarcations extérieures. Toutefois, l’APLM et la municipalité jugent ces mesures insuffisantes et continuent de réclamer une interdiction stricte des embarcations personnelles.

Un avis de motion a été adopté par la municipalité pour interdire ces embarcations, mais la SÉPAQ n’est pas tenue de respecter cette décision. Le maire de Saint-Denis-de-Brompton insiste sur l’urgence de la situation et appelle à une action immédiate.

L’expansion du parc devrait être complétée d’ici 2026, dans le cadre du Plan nature de Québec, qui vise à protéger 30 % du territoire de la province d’ici 2030.